Cinéma et élégance, une expérience unique à Cannes

De Daniela Montes de Oca

envoyé spécial

nouvelles

Cannes, France.- Mon train est parti à 8h42 du matin, il y a trois films pour lesquels j’ai réservé une place : Plus que Jamais, Don Juan et Novembre.

Je suis arrivé au Palais des Festivals et des Congrès de Cannes et j’ai posé des questions sur le Cineum. Ils m’ont dit que je devais prendre un bus qui est gratuit avec accréditation. À mon arrivée, j’ai été impressionné de voir la construction, très belle et grande.

Comme mon e-mail disait qu’il y avait un code vestimentaire, je portais une élégante robe noire et des bottines, la journée était fraîche, la surprise a été que beaucoup sont venus habillés normalement, ce qui m’enviait, ils n’avaient pas à marcher en talons jusqu’à la nuit. De même, je pense que la situation mérite d’être corrigée.

Le premier film : Plus que Jamais, d’Emily Atef, j’ai adoré. Il s’agit d’un couple traversant une situation difficile; La vie, la mort, le deuil, se retrouver et prendre sa vie en main sont les thèmes principaux de ce film. Le jeu des acteurs est très bon, il y a des scènes complexes très bien faites, l’une de celles que j’ai le plus aimées était lorsque les protagonistes ont couru sur une colline, la caméra à la main pointant non seulement leurs pas mais aussi l’instabilité émotionnelle qu’ils étaient éprouver en ce moment. Un film dans lequel entrer.

La deuxième cassette que j’ai vue : Don Juan, réalisé par Serge Bozon. C’est un film qui ne convient pas à tous les publics, en effet au bout d’un moment du début il y a eu des dizaines de personnes qui ont décidé de quitter la salle. C’est une comédie musicale sur l’obsession d’un homme pour les femmes, mais en même temps il s’implique. Je l’ai trouvé très intéressant, les performances sont extrêmement bonnes, c’est un de ces films qui font réfléchir qu’il faut voir plus d’une fois pour comprendre. La bande son est incroyable. La première scène vous saisit, en quelques secondes vous êtes dans la même pièce que don Juan.

Le troisième film : Novembre, réalisé par Cédric Jimenez, est basé sur des faits réels, sur l’attentat terroriste de Paris en 2015, toutes les enquêtes derrière et les avancées judiciaires qui en ont résulté. C’est un film d’action qui vous tient en haleine tout le temps. Il vous montre le travail de la police derrière ce qui s’est passé, des entretiens, des appels, des arrestations, il vous montre un autre visage de la France. J’ai préféré la dernière partie du film quand on ne veut pas cligner des yeux une seconde pour ne pas rater la suite. Le sujet est intéressant et aussi émouvant. Ce film est en compétition.

Ce lundi 23 mai avait lieu l’avant-première du film de David Cronenberg : Crimes du futur, l’un des favoris et considéré par beaucoup comme le joyau de cette édition. Rappelons que ce réalisateur a réussi à marquer le monde du cinéma avec des films tels que The Fly, Crash, A Dangerous Method ; Considéré comme l’un des plus grands réalisateurs de son genre, il évoque différentes émotions chez le public.

Le soir je retournais au centre de Cannes, maintenant tout était très élégant, talons, robes, tailleurs, plumes, nœuds et mille autres choses. Tous les touristes au bord du tapis rouge attendent de voir un artiste de loin.

Ce mardi, je veux voir les films suivants : Moonage Daydream, qui parle de David Bowie, et Holy Spider, qui est en compétition.

Les émotions continuent, vivre Cannes est quelque chose d’unique.

Un cinéma dans le festival.

Le tapis rouge.

Elite Boss

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.