Indra, Telefónica et NTT Data se disputent le système de contrôle aux frontières d’Aena

L’investissement d’Aena dans le système qui contrôlera les frontières de ses aéroports a suscité l’intérêt de quatre entreprises : Indra, Telefónica, NTT Data et Inetum. Les quatre compagnies ont soumis leurs lettres de créance au gestionnaire de l’aéroport, qui doit maintenant décider qui ira de l’avant dans le processus. L’entreprise, dirigée par Maurici Lucena, a prévu un investissement de 127 millions d’euros pour la mise en place du système EES (Exit/Entry System), qui accélère le contrôle aux frontières. L’accord-cadre a une durée de quatre ans sans possibilité de prolongation.

Certaines entreprises sont venues seules, d’autres par le biais d’alliances. Ce dernier cas est celui de Telefónica, qui a soumis sa proposition à Thalesqui ont déjà de l’expérience dans ce domaine. L’entreprise française a remporté d’autres projets similaires dans des aéroports comme celui de France, où elle a été sélectionnée par le Ministre de l’Interieur le pays à livrer plusieurs centaines de kiosques de préinscription à divers postes frontaliers.

Une autre entreprise qui ne participe pas seule est NTT Data, l’ancien Everis qui s’est allié avec Idemia. Les entreprises qui le font seules sont Indra, qui participe avec Sistemas Informáticos Abiertos (SIA), du même groupe, et Inetum, qui a participé à un test pilote dans un système de reconnaissance faciale avec Vueling en 2021 pour faciliter le processus d’enregistrement et d’embarquement des passagers

Toutes les entreprises ont soumis leurs offres pour le même montant d’offre sans réduire le budget fixé. Bien qu’il n’y ait pas de date fixée pour compléter le dossierSelon des sources bien informées, Aena a donné huit mois pour résoudre le concours.

En plus des kiosques, l’entreprise publique adaptera son système de porte ABC (contrôle frontalier automatisé), qui doit être certifié par la Police Nationale et disposer d’un système d’exploitation compatible (Microsoft Windows 10 ou supérieur). Jusqu’à 16 aéroports du réseau devraient être concernés par ces mesures, y compris les aéroports les plus performants tels que Adolfo Suárez-Madrid Barajas et Barcelone-El Prat.

Pétition de Bruxelles

Le processus Aena répond à la décision de la Commission européenne selon laquelle 202 a appelé les États membres à introduire un système biométrique d’entrée et de sortie pour enregistrer les citoyens non européens Passage d’une frontière extérieure de l’Union européenne.

La nouvelle directive issue du règlement 2017/2226 des Parlement européen et Conseil en novembre 2017prévoit que des kiosques de pré-enregistrement ou des dispositifs similaires devraient être déployés pour permettre aux visiteurs non Schengen d’enregistrer rapidement et en toute sécurité leur identité, y compris leurs données biométriques (empreintes digitales et biométrie faciale).

L’exploitant de l’aéroport assume ces coûts importants, sa position Il est inclus dans les budgets actuels du Document Réglementaire Aéroportuaire (DORA II) pour les années 2022-20206. Le cadre d’entente actuel entre l’exploitant de l’aéroport et les compagnies aériennes prévoit des investissements dans « les dernières technologies en matière de contrôles de sécurité pour améliorer l’efficacité des processus et faciliter le transit des passagers ».

Malgier Favager

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