La controverse de McKinsey éclipse la campagne de Macron | européenne | DW

« La polémique McKinsey bouleverse le candidat Macron », titre le journal ce vendredi (4 janvier 2022). Le Parisienne. la fileuse libération le met même en couverture avec une photo du président abattu… L’affaire prend de l’ampleur malgré les efforts pour la minimiser. Et tout cela au moment où sa concurrente d’extrême droite, Marine Le Pen, est si loin dans les sondages que le leader libéral, jusque-là grand favori, risque une victoire au second tour le 24 avril.

La polémique a éclaté à la mi-mars. Un rapport du Sénat a révélé une forte augmentation du recours par le gouvernement à des conseillers extérieurs à partir de 2018, un an après l’arrivée au pouvoir de Macron. Ainsi, les dépenses des différents ministères pour ces centres de conseil sont passées de 379,1 millions d’euros en 2018 à 893,9 millions d’euros en 2021.

Accusé de collaboration avec le monde des affaires

« Si vous voulez être très rapide et très fort dans une politique, il faut parfois recourir à des prestataires extérieurs », s’est défendu Macron lors d’une visite à Dijon, sans pouvoir mettre fin à la polémique. Trois jours plus tard, deux de ses ministres devaient faire des déclarations lors d’une conférence de presse. « Aucune des consultations n’a tranché de réformes », a souligné le chef du budget Olivier Dussopt, qui a dénoncé l’utilisation partisane du rapport.

Les rivaux de Macron entretiennent l’affaire McKinsey comme un symbole de la collusion du président avec les milieux d’affaires. « C’est révélateur de l’état d’esprit d’Emmanuel Macron » qu’il travaille avec ses « amis », a déclaré l’extrême droite Éric Zemmour. Le sprint final du premier tour de la campagne électorale est aussi marqué par l’avance de Marine Le Pen qui, selon les observateurs, a modéré son discours par rapport à 2017 mais pas son programme et s’est présentée comme une défenseure du pouvoir d’achat.

Les proches collaborateurs du président craignent que la polémique ne ravive son image de « président des riches » lors de la dernière campagne, qui a déclenché la protestation sociale des « gilets jaunes » dans la première moitié du mandat de Macron.

MS (afp/exemption)

Malgier Favager

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