La France envisage d’emprunter 270 milliards d’euros sur les marchés en 2023, un record

La France prévoit de lever 270 milliards d’euros (260,5 milliards de dollars) sur les marchés financiers en 2023, une somme record, ont annoncé lundi les autorités lors de la présentation du budget de l’année prochaine.

Le premier projet de budget de la nouvelle mandature du président libéral Emmanuel Macron prévoit environ 60 000 millions d’euros pour le remboursement de la dette, soit presque autant que le poste budgétaire principal de l’éducation.

« Ce n’est pas un ménage restrictif ou facile ; c’est un budget responsable et protecteur à une époque de grande incertitude », a déclaré Bruno Le Maire, ministre de l’Economie de la deuxième économie de l’Union européenne (UE), lors d’une conférence de presse.

L’offensive lancée par la Russie en Ukraine en février a pesé sur les projections selon lesquelles le monde renverserait la pandémie et a fait grimper les prix de l’énergie et de l’alimentation au détriment des budgets des ménages et des entreprises.

Parallèlement à l’exigence de sobriété énergétique, le gouvernement français étendra en 2023 ses mesures pour limiter la hausse des prix du gaz et de l’électricité à 15 %, une mesure dont le coût est de 45 000 millions d’euros.

Le ministre a reconnu que le budget comprend encore « trop » de combustibles fossiles mais a défendu que le gouvernement essaie de « protéger » les citoyens et a exprimé son engagement à « accélérer le changement climatique ».

Le poste « Ecologie, développement et mobilité durable » comprendra ainsi 26 500 millions d’euros, qui comprennent, entre autres, la baisse du prix des carburants, les subventions à l’achat de vélos ou le renouvellement énergétique.

Macron change de cap dans sa politique de réduction des effectifs dans les administrations, envisageant une augmentation de près de 11 000 fonctionnaires, notamment dans les secteurs de la sécurité, de la justice, de l’éducation et de la défense.

L’exécutif a également annoncé une augmentation des salaires des enseignants, juges et autres fonctionnaires dans un contexte de hausse de l’inflation, qui pourrait chuter de 5,4% à 4,3% l’an prochain. Paris estime la croissance à 1% en 2023.

Et sur la réforme controversée des retraites, la Première ministre Élisabeth Borne a annoncé que le gouvernement déciderait « d’ici la fin de la semaine » de l’inclure ou non dans ses plans budgétaires.

Comme le gouvernement a besoin du soutien de l’opposition pour approuver le projet, Le Maire a fixé comme « ligne rouge » qu’aucune « nouvelle dépense » ne puisse être créée pendant le processus parlementaire à moins que le financement pour chaque euro ne soit garanti.

burs-tjc/par exemple

Adrien Richard

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