La France remet temporairement « Txeroki » pour qu’il soit jugé en Espagne

Garikoitz Aspiazu lors d’un procès devant la Haute Cour nationale. / EPE

L’ancien patron de l’ETA, 48 ans, attend son procès devant la Haute Cour nationale pour avoir posé une voiture piégée dans le centre de Bilbao. En France, il doit purger une peine de 30 ans de prison.

Oscar Beltrán de Otalora

L’ancien chef de l’ETA Garikoitz Aspizu, « Txeroki » (Bilbao, 1973), sera remis à l’Espagne dans les prochaines heures pour répondre à plusieurs des procès en cours pour son rôle à la tête du groupe terroriste. L’ancien dirigeant de l’ETA sera jugé le 13 septembre et devra comparaître plusieurs fois devant le Tribunal national avant d’être renvoyé en France.

L’un des cas pour lesquels « Txeroki » est poursuivi est l’attentat enregistré à Bilbao en janvier 2002, dans lequel l’explosion d’une voiture piégée dans le centre-ville a causé d’importants dégâts matériels. Bien que les juges espagnols aient initialement demandé qu’il soit extradé vers l’Espagne pendant six mois pour répondre de l’accusation, la cour d’appel de Paris a décidé qu’il ne devait rester dans le pays que pendant deux mois.

La France a également accordé trois eurocommandes pour sa livraison temporaire à l’Espagne, bien qu’elles ne puissent être exécutées tant que ce membre du gang de 48 ans n’aura pas purgé la peine de 30 ans de prison pendante en France.

‘Txeroki’ a rejoint ETA en 2000 en tant qu’employé du ‘comando Ituren’. Il était responsable de la réorganisation du « Commandement de Biscaye » après le cessez-le-feu de 1998. Il appartenait au « Commandement K-Olaia », crédité de plusieurs attentats en Biscaye entre 2001 et 2003, et a été identifié comme l’un des auteurs du Assassinat du juge José María Lidón lorsqu’il est sorti de sa voiture à Getxo, accompagné de sa femme, et a été suivi dans un autre véhicule par l’un de ses enfants. Il a été le chef militaire de l’ETA de fin 2003 jusqu’à son arrestation à Cauterets dans les Pyrénées françaises en novembre 2008. Selon la police anti-terroriste, il a été remplacé par Aitzol Iriondo.

Adrien Richard

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