La terreur frappe la junte militaire malienne dans un vide sécuritaire

Les djihadistes ont frappé pour la première fois aujourd’hui Bamako, le bastion de la junte militaire qui gouverne le Maliun pays qui connaît un vide sécuritaire grandissant en raison du retrait progressif des forces anti-terroristes internationales.

L’attaque de ce matin, avec deux voitures piégées et des tirs d’artillerie, était contre ce qui est important Base militaire de Kati, est à 15 kilomètres au nord de Bamako et où réside le chef de la junte qui gouverne le Mali deux putschs, le colonel Assimi Goita et son ministre de la Défense Sadio Camara.

L’armée malienne a indiqué dans un communiqué que ses troupes avaient réussi à repousser l’attaque « avec vigueur », qui n’a pas encore été revendiquée, mais que les forces armées maliennes lui en veulent « Katiba (Milice) Macina »l’une des principales factions de la branche de Al-Quaïda au Sahel.

Selon le dernier bilan de l’armée Un militaire malien a été tué et six autres blessés (cinq militaires et un civil). L’armée malienne a tué sept membres du groupe d’attaquants et arrêté huit autres terroristes présumés tout en recherchant d’autres assaillants dans la région.

A seulement 17 kilomètres de Kati se trouve l’aéroport de Bamako et le centre des opérations de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), une zone dont la sécurité a été renforcée pour prévenir d’éventuelles attaques.

Attaques djihadistes

La recrudescence des attentats djihadistes perpétrés par les État islamique et branches locales d’Al-Qaïdase déroule dans un contexte de tensions entre la junte militaire et la communauté internationale, aggravant encore le vide sécuritaire dans le pays.

Le dernier chapitre de cette tension a été la décision du gouvernement intérimaire ce mercredi de donner 72 heures au porte-parole de la Mimusma, Olivier Salgado, pour quitter le pays afin d’interroger la version officielle de l’exécutif malien. Arrestation de 49 militaires ivoiriens le 10 juillet à Bamako.

Alors que le gouvernement malien les accusait d’être des « mercenaires », Salgado a rapporté que les soldats travaillaient pour l’ONU et que les autorités maliennes étaient « pré-informées » de leur arrivée.

L’expulsion de Salgado s’ajoute à la décision du gouvernement malien du 14 Suspendre toutes les rotations des contingents militaires et policiers cette mission onusienne pour des « raisons liées à la sécurité nationale ».

Incompréhension avec la communauté internationale

La junte militaire a des désaccords et des malentendus non seulement avec l’ONU, mais aussi avec les pays qui l’entourent, la France (son ancienne puissance coloniale) et plus récemment avec l’État espagnol.

Fin janvier de l’année dernière, le gouvernement intérimaire malien a expulsé l’ambassadeur de France Joël Meyer après que des responsables français, dont le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, aient remis en question la légitimité de la junte militaire au pouvoir au Mali.

Dans le même temps, la junte militaire força Danemark Retirer 90 militaires et une équipe médicale du Mali pour « absence d’autorisation » de participer à la coalition anti-terroriste takuba, dirigé par la France.

Le 2 mai, la junte militaire a déclaré ce accord de coopération pour la défense, qu’elle a signé avec le gouvernement français en 2014, ainsi que celles qui déterminent le statut des forces antiterroristes françaises des missions Barkhane et Takuba, que la France s’est progressivement retirée du pays.

Au début du mois de juillet, le ministère malien des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur d’État à Bamako, José Hornero, pour s’expliquer sur les déclarations du ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares sur la possibilité d’une intervention de l’OTAN dans le pays africain.

missions militaires

Ils opéraient au Mali, qui souffre d’une grande insécurité depuis 2012 cinq missions militaires internationales: les français Barkhane et Takuba, la formation européenne EUTM, la Minusma et le G5 régional Sahel.

Tous, sauf l’ONU, ont commencé à quitter le pays cette année, engageant le gouvernement putschiste comme alternative, selon l’exécutif français. Mercenaires de la société privée russe Wagnerlié au Kremlin.

Le gouvernement malien a annoncé mi-mai son retrait de toutes les instances de la coalition G5-Sahel, y compris sa Force conjointe, en raison du retard pris dans le transfert de la présidence tournante au Mali.

L’Union européenne (UE) a également convenu le 11 avrill « suspend » sa mission de formation militaire au Mali compte tenu de la détérioration des conditions de sécurité dans le pays, une opération à laquelle l’Espagne a apporté la plus grande contribution avec environ 500 soldats.

En raison du retard Retour à l’ordre constitutionnel après les coups d’Étato En août 2020 et mai 2021, le Mali a souffert pendant des mois de sanctions sévères de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), dont le pays africain fait partie.

Malgier Favager

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