L’Australie accepte une indemnisation avec la France pour violation du traité sous-marin | Économie | Édition Amérique

Le Premier ministre australien Anthony Albanese a annoncé samedi que son gouvernement avait conclu un accord avec la France pour verser 555 millions d’euros à la société française Naval Group pour rupture unilatérale de son contrat de sous-marin.

Lors d’une conférence de presse aujourd’hui, Albanese a déclaré qu’il espérait se rendre bientôt à Paris pour rencontrer le président français Emmanuele Macron, avec qui il a finalisé les détails de l’accord qui pourrait mettre fin à un épisode de tensions diplomatiques entre les deux pays.

« C’est une bonne occasion de mettre les tensions derrière », a déclaré le Premier ministre, reconnaissant qu’il « recherche une relation honnête avec la France, basée sur l’intégrité et le respect mutuel ».

Le Premier ministre australien, qui a remercié Naval Group d’avoir approuvé l’accord, a déclaré qu’il considérait une rencontre en face à face entre lui et le président Macron en France « absolument essentielle pour rétablir la relation qui est importante pour les intérêts nationaux de l’Australie ». .

L’Australie a annoncé en septembre de l’année dernière qu’elle avait signé un contrat de 90 milliards de dollars australiens (63,4 milliards de dollars ou 60,5 milliards d’euros) en 2016 avec Naval Group pour la construction d’une douzaine de sous-marins à moteur diesel.

Le pays océanique a immédiatement rompu l’accord après avoir forgé une alliance de sécurité avec les États-Unis et le Royaume-Uni (AUKUS), lui donnant accès à la technologie américaine pour la construction de sous-marins nucléaires.

Le gouvernement français a alors accusé l’exécutif australien de « rompre la relation de confiance entre les deux pays » en mettant fin à l’accord « unilatéral ».

La France a même convoqué les ambassadeurs d’Australie et des Etats-Unis pour des consultations, une décision inédite dans les relations avec ces alliés.

De son côté, l’entreprise publique française Naval Group a annoncé qu’elle verserait à l’Australie la facture des coûts déjà payés ou convenus entre elle et ses partenaires industriels, comme stipulé dans le contrat.

Malgier Favager

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