Le gouvernement d’Emmanuel Macron a voté deux motions de censure et les tensions politiques montent en France

Photo d’archive du président français Emmanuel Macron et du Premier ministre Elisabeth Borne (REUTERS/Gonzalo Fuentes/Pool)

Le gouvernement français a sauvé sa continuité lundi après l’avoir surmonté deux motions de censure, une de gauche et une d’extrême droitemais a précisé que l’absence de majorité absolue dans les chambres le maintient dans une position de faiblesse.

La motion présentée par la gauche a été acceptée 239 prises en charge50 % de la majorité absolue qui aurait contraint l’exécutif à la démission, tandis que celui de l’extrême droite en ralliait 90.

La censure gouvernementale a été présentée après que le Premier ministre, Elisabeth Bornerecours à un mécanisme constitutionnel pour autoriser cette fin de semaine dernière Ménages 2023qui sont ainsi approuvés.

Le chef du gouvernement fait face ce soir à une troisième candidature, qui n’a aucune chance d’aboutir. Il a été introduit par la gauche après que Borne ait également privé l’Assemblée de ses droits sur les comptes de la sécurité sociale de l’année prochaine.

Si le rejet des deux motions était tout à fait prévisible, il l’est moins que le leader d’extrême droite Marine LePen a annoncé son soutien à celui présenté par la gauche.

Le Pen a admis que la situation « critique » dans laquelle se trouve le pays justifie de mettre de côté les divergences idéologiques qu’il entretient avec la gauche, et a réitéré qu’il ne craint pas la menace de dissolution des Chambres et l’appel à la législation soulevé par Le président . Emmanuel Macronen cas de censure au gouvernement.

Avec cette manœuvre, l’exécutif s’est fait au détriment des voix des 62 députés de la faction modérément conservatrice Los Republicanos, qui selon les sondages sont les moins intéressés à revenir aux élections.

Ce groupe est dans un profond processus de renouvellement et cherche un nouveau leader après la débâcle de son candidat Valérie Pécresse Lors des élections présidentielles d’avril, il avait déjà annoncé qu’il ne soutiendrait aucune des deux motions de censure, malgré les divergences avec le gouvernement.

Plus que jamais, Macron doit compter sur ces députés pour avancer après eux perdu la majorité absolue à la législature de juin

Une situation qui l’a empêché d’obtenir un soutien suffisant pour la préparation des comptes de l’année prochaine, l’obligeant à recourir au mécanisme constitutionnel qui a ouvert les vannes aux motions de censure.

Le Pen a reconnu que
Le Pen a admis que la situation « critique » du pays justifie de mettre de côté les divergences idéologiques qu’elle entretient avec la gauche (REUTERS / Benoit Tessier)

L’exécutif de Borne est pris en charge dans un majorité instable et survivre pour eux division qui prévaut parmi les groupes d’opposition.

C’était précisément l’argument du Premier ministre, reprochant à la gauche et à l’extrême droite « la instabilité même au prix d’une dilution de leurs différences idéologiques ».

« La seule chose qu’ils ont en commun, c’est qu’ils recherchent l’échec du gouvernementa déclaré le chef de l’exécutif, qui a justifié l’approbation des états financiers de l’année prochaine par la nécessité de doter le pays d’un budget en temps de crise.

« Ceux qui votent pour la censure s’opposent à la limitation des surtensions électriques, à l’augmentation des salaires des enseignants, à l’investissement dans nos forces armées et dans la police, à la dénonciation des classes les plus défavorisées et à l’affaiblissement de la classe moyenne », a-t-il déclaré.

En retour, a-t-il ajouté, la gauche et l’extrême droite « ne proposent qu’un gouvernement improbable de députés siégeant ensemble qui ne partagent rien ».

Le Premier ministre a défendu le budget, qui ne consiste pas à augmenter les impôts ni à augmenter le déficit, assuré qu’il protège les Français de l’inflation et a nié qu’il avait été rédigé sans dialogue, car il y avait eu une semaine de débats à la Chambre des communes avant qu’il ne soit adopté sans vote.

Borne a déclaré que certaines des motions adoptées pendant cette période avaient été ajoutées, certaines même par des groupes d’opposition, par tous sauf l’extrême droite.

En dessous de huées Il a cité quelques-uns de ces changements, une centaine, qui représenteraient un surcoût d’environ 800 millions d’euros.

(Avec les informations de l’EFE)

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Gilles Samson

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