Le parquet de Paris décide de ne pas ouvrir d’enquête

Premier changement :

Le parquet de Paris a indiqué mercredi 25 mai qu’« au vu d’aujourd’hui » il n’ouvrait pas d’enquête préliminaire sur les allégations de violences sexuelles à l’encontre du nouveau ministre des Solidarités Damien Abad car « il n’y a pas d’éléments permettant d’identifier la victime de les faits allégués. » « .

Le parquet de Paris a décidé de ne pas enquêter sur les allégations de violences sexuelles contre Damien Abad, le nouveau ministre des Solidarités, de l’Autonomie et du Handicap, qui était jusqu’à récemment chef des députés de Los Republicanos (LR, droite).

« Actuellement, le parquet de Paris ne traite pas le courrier de l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles », association créée en février à la suite du mouvement MeToo, « faute d’éléments permettant à la victime de faits rapportés à identifier et, par conséquent, l’absence de possibilité d’une audition détaillée ».

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Cette décision s’inscrit dans la politique pénale menée par le parquet de Paris en matière de violences sexuelles ces dernières années : chaque fois qu’une victime mineure est mentionnée au moment des faits, une enquête est systématiquement ouverte, même en l’absence de plainte, pour vérifier s’il y en a d’autres. Toutefois, si les faits concernent des majeurs, cet organisme se réserve le droit d’ouvrir une enquête uniquement en cas de plainte.

Les procureurs de Paris communiquent rarement pour justifier leur décision de ne pas enquêter. L’Observatoire des violences sexistes et sexuelles en politique a été « profondément » surpris par cette réaction sur Twitter. Selon cette ONG, « cependant, il est courant que des enquêtes soient lancées sur la base de témoignages anonymes ».

Au lendemain de la nomination d’Elisabeth Borne au poste de Premier ministre, le site d’information Mediapart a publié les témoignages de deux femmes qui accusaient le nouveau ministre des Solidarités, de l’Autonomie et du Handicap de les avoir violées en 2010 et 2011.

Le dernier rapport de l’Observatoire se concentre sur les faits dénoncés par Chloé (prénom changé), 41 ans, qui auraient eu lieu un soir d’automne 2010 alors qu’elle survivait à une tempête judiciaire visant à faire acquitter (son) violeur. A ne pas jeter non plus dans la meute qui questionne, décortique et nargue (son) agressivité.

La deuxième femme à témoigner auprès de Mediapart, Margaux, s’est rendue dans un commissariat pour témoigner en 2012 et a porté plainte en 2017. Elle a confirmé son histoire à l’AFP. Le parquet a annoncé ce dimanche qu’une première plainte pour viol en avril 2012 « en raison de l’omission de la plaignante » avait été « inopérante » et une deuxième plainte pour les mêmes faits en décembre 2017 pour « absence d’activité criminelle était suffisante ». caractérisé ».

demandes de retrait

Depuis la parution des articles, Damien Abad a nié les allégations. « Je n’ai jamais violé une seule femme de ma vie », s’est-il défendu, affirmant que la maladie neuromusculaire congénitale rare dont il souffre, l’arthrogrypose, rend les crimes présumés impossibles.

A deux semaines et demie des élections législatives, Emmanuel Macron est en difficulté suite à des révélations de violences sexuelles dans son entourage politique. Jérôme Peyrat, candidat de la majorité aux élections législatives reconnu coupable de violences conjugales, a été contraint de démissionner le 18 mai.

Les demandes de démission de Damien Abad se sont multipliées ces derniers jours dans les rangs de l’opposition et des associations féministes. Ces derniers ont notamment manifesté le 24 mai à Paris pour dénoncer « un gouvernement de la honte » à l’appel de l’Observatoire.

« Est-ce qu’un innocent devrait démissionner ? Je ne pense pas », a déclaré Damien Abad. « La justice est la seule qui doit ou peut décider », a déclaré lundi la nouvelle porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire.

Depuis la publication de l’article de Mediapart, plusieurs témoignages anonymes de membres du parti LR ont également dénoncé le comportement « arrogant » voire « inapproprié » du nouveau ministre, que l’on dit bien connu dans son milieu politique.

La Première ministre Elisabeth Borne a assuré qu’elle n’était « pas au courant » de ces questions lorsqu’elle a formé son gouvernement.

Elite Boss

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