Les indices des directeurs d’achat (PMI) de juin signalent un net ralentissement au second semestre pour les économies du Royaume-Uni et de la zone euro

Royaume-Uni

Le PMI composite reste à 53,1

L’indice PMI des services reste inchangé à 53,4

L’indice des directeurs d’achats manufacturiers est à son plus bas niveau en 23 mois à 53,4 (54,6 auparavant).

Allemagne:

Le PMI composite est au plus bas depuis 6 mois à 51,3 (précédemment 53,7).

Le PMI des services est au plus bas depuis 5 mois à 52,4 (précédemment 55,0).

Le PMI manufacturier s’établit à 52,0 (auparavant 54,8), le plus bas en 23 mois

France:

Le PMI composite est au plus bas des 5 derniers mois : 52,8 (auparavant 57,0)

Le PMI des services est tombé à un plus bas de 5 mois à 54,4 (précédemment 58,3).

L’indice des directeurs d’achat du secteur manufacturier est à son plus bas niveau en 19 mois à 51,0 (auparavant 54,6).

A commencer par les PMI de la zone euro, les données françaises ont donné le ton dès le départ. Les PMI français, publiés avec seulement 15 minutes d’avance sur les données allemandes, ont montré que l’enfant chéri des perspectives de croissance de la zone euro continue de subir des pressions alors que l’impact de la réouverture s’est estompé et que les conditions se sont resserrées. À l’exception du début de l’année, lorsque l’économie était contrainte par les restrictions sanitaires, l’économie française a affiché le taux de croissance de la production du secteur privé le plus faible depuis avril 2021. Les entreprises ont attribué cela à des perspectives de demande plus faibles, en particulier dans le secteur manufacturier, qui n’ont fait qu’empirer en raison de environnement de forte inflation. Ces craintes concernant les pressions sur les prix ont érodé l’optimisme des entreprises en France en juin, l’indicateur de confiance étant désormais à son plus bas depuis 19 mois. Des facteurs similaires sont entrés en jeu en Allemagne. L’indice composite, qui s’est établi à 51,3, indique un ralentissement continu de la dynamique économique et le plus bas niveau de production du secteur privé depuis décembre 2021. À son plus bas niveau en 23 mois, l’indice manufacturier était soutenu par un carnet de commandes qui masquait une activité nouvelle plus faible. Les nouvelles commandes de biens et de services ont chuté pour la première fois cette année et la plus forte depuis juin 2020, mais cela est principalement dû à la plus forte baisse des commandes de construction au cours des deux dernières années.

Les données PMI d’aujourd’hui suggèrent qu’une récession dans la zone euro est très probable au second semestre de cette année, alors que la dynamique économique ralentit dans les deux plus grandes économies de la zone euro et que la chute des nouvelles commandes suggère que la croissance se redresse et continuera de ralentir Dans les mois à venir. En réponse aux données de ce matin, les rendements du Bund allemand ont chuté tandis que les opinions sur l’orientation de la politique monétaire de la BCE sont devenues nettement baissières, les marchés tenant compte d’environ 15 points de base des hausses de fin d’année de la BCE, à la fois dans les swaps d’indices au jour le jour et également dans les taux à 3 mois. contrats à terme EURIBOR. Alors que les vents contraires à la croissance s’intensifient et se propagent dans tous les secteurs, nous pensons que la BCE devra agir de manière plus agressive à court terme, car les hausses de taux seront difficiles à réaliser pendant un ralentissement économique plus mûr. Nous nous attendons à ce que les annonces de la BCE se concentrent sur une hausse de 50 points de base dès la réunion de juillet et communiquent la décision avec une position plus accommodante.

Suite à la forte baisse des PMI de la zone euro, l’attention s’est tournée vers les PMI des services britanniques publiés à 09h30 BST, qui ont fortement chuté en mai, ce qui fait craindre que la Banque d’Angleterre puisse avoir du mal à relever les taux d’intérêt au second semestre pour augmenter davantage. Avec la réouverture de l’économie britannique avant la plupart des pays de la zone euro après la poussée d’Omicron, les PMI de ce mois-ci ont été considérés comme un reflet plus précis des conditions de croissance économique sous-jacentes. Alors que la stabilisation des données PMI a contribué à apaiser les craintes d’un ralentissement économique plus prononcé, les données sous-jacentes suggèrent que l’économie britannique est proche d’un tournant. Comme dans la zone euro, les nouvelles commandes au Royaume-Uni sont tombées à 50,8 en juin contre 53,8 en mai, le taux de croissance des nouvelles commandes le plus faible depuis mars 2021, dans un contexte d’inquiétudes concernant une inflation toujours élevée et la menace de réductions des dépenses discrétionnaires des consommateurs qui contribuent à une nouvelle baisse de la croissance de la production prévisions. L’indice des attentes des entreprises a chuté de 4,6 points en juin, la plus forte baisse en un mois depuis le début de la pandémie. Le seul point positif des données sous-jacentes est que la croissance de l’emploi est restée forte, en particulier dans le secteur des services. Mais même dans ce cas, cela doit être considéré dans le contexte du fait que les entreprises n’ont remplacé aucun départ volontaire au cours des mois précédents. Ainsi, l’augmentation des nouvelles embauches correspondait davantage à un remplacement de travailleurs qu’à une augmentation de la capacité de production.

Les actifs britanniques ont surperformé leurs homologues de la zone euro en réponse aux données PMI. Les rendements obligataires ont augmenté par rapport à leurs creux quotidiens, tandis que les attentes concernant la trajectoire de hausse des taux de la Banque d’Angleterre sont restées stables, bien qu’à des niveaux que nous continuons de considérer comme idéaux pour une réévaluation haussière. La livre sterling a récupéré ses pertes antérieures face au dollar, tandis que la divergence des données PMI a fait grimper le GBPEUR d’environ un demi-point de pourcentage.

Malgier Favager

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