L’opération contre les criminels fait face à des blocages près d’Arcelia

Les compagnies aériennes ont fermé l’autoroute fédérale Iguala-Ciudad Altamirano tôt jeudi. Selon le bureau du procureur général (FGE), cette manœuvre vise à empêcher les forces fédérales et étatiques de poursuivre une opération visant à arrêter deux chefs d’un groupe criminel dans la région de Tierra Caliente.

« Quatre heures se sont écoulées depuis le blocus et une réunion de sécurité urgente se tient pour décider des mesures à prendre », a déclaré le procureur adjoint de la FGE chargé des enquêtes, Ramón Celaya Gamboa.

Un premier point du blocus se situe au rond-point Emiliano Zapata, situé à l’entrée de la mairie d’Arcelia.

La deuxième manifestation a lieu à l’intersection de Palos Altos, à l’entrée de l’autoroute qui mène à l’État de Mexico, et le troisième blocus se situe près de Tlapehuala. Dans ce blocus final, la circulation vers le canton de Tlachapa est fermée.

« Il s’agit d’une opération menée par la Fédération, en coordination avec l’État, pour arrêter les deux principaux criminels opérant dans le sud de l’État de Mexico et à Tierra Caliente, plus précisément à Arcelia, qui portent les pseudonymes ‘Fresa’ et ‘ el’ are Pez », a déclaré Celaya Gamboa.

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Ce sont les frères Johnny et José Alfredo Hurtado Olascoaga, dirigeants du groupe criminel La Familia Michoacana, qui sont recherchés depuis des années par le bureau du procureur général (FGR) et l’armée.

Celaya Gamboa a réitéré qu’il existe une table de dialogue pour répondre aux revendications sociales, mais que dans ce cas, il y a des signes que les manifestations sur l’autoroute visent à empêcher les troupes fédérales d’entrer.

Le procureur adjoint a estimé que cette manifestation était illégale. Il a souligné qu’il y avait des preuves que des membres de cette organisation criminelle avaient forcé des gens à fermer cette route fédérale.

Il a rappelé qu’en mai et juin derniers dans le port d’Acapulco, un groupe criminel différent de celui opérant à Tierra Caliente a forcé les expéditeurs et les commerçants à fermer les routes pour exiger le retrait de l’armée et de la police d’État.

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Manon Rousseau

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