Macron rejette la démission du Premier ministre français après la défaite aux élections législatives

La Première ministre française Elisabeth Borne a présenté sa démission mardi 21 juin au président français Emmanuel Macron, qui a rejeté une proposition de rester à la tête de l’exécutif dans les prochains jours.

Suite aux résultats des élections générales de dimanche, au cours desquelles le parti au pouvoir a perdu sa majorité à l’Assemblée nationale, la continuité de Borne a été remise en question par des factions clés de la chambre, ce qui a conduit à sa candidature à la démission.

Cependant, le président l’a confirmée dans ses fonctions « afin que le gouvernement puisse rester sur sa tâche et agir dans les jours à venir », selon des sources proches de la présidence française, tandis que Macron « mene les consultations politiques nécessaires » avec les chefs des partis impliqués ont permis d’établir des « solutions constructives pour les Français ».

La cheffe du gouvernement a également souffert de la reconfirmation de son siège lorsqu’elle a remporté de justesse son adversaire de la coalition de gauche Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) dans sa circonscription.

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Macron a entamé ses rencontres avec les chefs de partis, susceptibles de former un groupe à l’Assemblée nationale, à qui il fera passer le message que l’opposition peut être constructive si l’exécutif lui donne des garanties.

Après un revers majeur aux élections législatives françaises, les experts disent que Macron pourrait utiliser deux options pour tenter de détenir une majorité parlementaire : former une alliance avec les partis d’opposition ou dissoudre l’Assemblée nationale et convoquer de nouvelles élections.

Les résultats officiels à l’issue du second tour des élections législatives ont conduit à une chambre basse du parlement fragmentée. L’Alianza Juntos de Macron a perdu la majorité avec 245 sièges, en deçà des 289 sièges requis pour une majorité absolue. La coalition de gauche Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES) a remporté 131 sièges et le parti d’extrême droite Agrupación Nacional de Marine Le Pen en a remporté 89.

Compte tenu du scénario de pluralité, il sera extrêmement difficile pour Macron d’adopter une législation clé pour faire avancer le programme du second mandat de son gouvernement. Les 89 législateurs d’extrême droite et 131 de gauche peuvent effectivement bloquer les projets de loi du parti au pouvoir tels que la réforme des retraites. Les deux mouvements politiques ont rejeté la proposition de Macron de relever l’âge de la retraite de 62 à 65 ans.

S’adressant à France Bleu News, le politologue Olivier Ihl, professeur à Sciences Po Grenoble, estime que pour surmonter le « grave revers », Macron doit « entrer dans un tout nouveau moment, celui des coalitions ».

*En collaboration avec Prensa Latina.

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