Nouvelle enquête sur la torture en France contre le président d’Interpol | Monde

Le président d’Interpol, l’émirati Ahmen Nasser al Raisi, fait l’objet d’une deuxième enquête judiciaire en France pour torture et détention illégale présumées, ont indiqué mercredi des sources judiciaires.

Les sources ont indiqué à EFE que le Parquet national antiterroriste (PNAT) a ouvert fin mars une information judiciaire sur cette deuxième affaire, qui sera traitée par un juge d’instruction qui décidera de l’inculpation.

Le procès pour détention arbitraire et torture a été intenté par deux citoyens britanniques pour des actions présumées en 2018 et 2019 alors qu’Al Raisi occupait un poste de direction en tant que chef des forces de sécurité de son pays.

Les dénonciations de ces deux Britanniques, Matthe Hedges et Ali Ahmad, étaient déjà prévues en novembre dernier lors de l’élection d’Al Raisi lors du meeting organisé par Interpol à Istanbul.

Interpol, l’organisation policière internationale basée à Lyon, en France, n’a pas immédiatement commenté cette deuxième enquête. Lorsque le premier a été connu, il a souligné qu’Al Raisi n’occupait pas de poste salarié et était toujours fonctionnaire à plein temps dans son propre pays.

Sa tâche principale est de présider l’Assemblée générale et trois réunions du Comité exécutif chaque année. La véritable personne responsable de la gestion quotidienne d’Interpol est le secrétaire général, actuellement l’Allemand Jürgen Stock

L’élection d’Al Raisi est intervenue « malgré des preuves convaincantes » de son implication dans de « graves violations » des droits de l’homme des citoyens émiratis et étrangers, avait alors condamné l’ONG Gulf Center for Human Rights (GCHR).

Cette organisation basée à Beyrouth enquête sur les violations des droits de l’homme dans les pays du golfe Persique et est à l’origine de la première enquête sur Al Raisi, en l’occurrence sur l’emprisonnement de l’un de ses membres, Ahmed Mansoor.

Ce militant des droits humains est détenu aux Émirats arabes unis depuis 2017 et pourrait avoir subi des tortures et des mauvais traitements, selon le GCHR.

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