Google s’engage à rémunérer les médias français pour le contenu de ses moteurs de recherche | compagnie

Google a accepté de payer les médias français pour le contenu qu’il distribue via ses moteurs de recherche après trois ans de négociations et une amende de 500 millions d’euros en juillet 2021 pour violation de la loi française sur les droits voisins.

Dans un communiqué, l’autorité française de la concurrence précise que l’accord avec la multinationale américaine porte sur les cinq prochaines années et peut être prolongé de cinq ans.

« L’Autorité estime que les engagements proposés par Google sont suffisants pour répondre aux problèmes de concurrence soulevés et sont de nature matérielle, crédible et vérifiable », a déclaré l’Autorité dans son communiqué.

Google a été soumis à la directive européenne votée en 2019 par la France en tant que premier pays de l’UE, dans laquelle elle oblige les plateformes Internet à rémunérer les médias qui créent des contenus sous forme de droits voisins.

Cependant, l’Alliance de la presse d’intérêt général (APIG), une entité regroupant des éditeurs de journaux français, le Syndicat des éditeurs de magazines français (SEPM) et l’agence de presse AFP, a averti les autorités que Google ne le faisait pas.

En juillet 2021, la multinationale américaine a été condamnée à une amende de 500 millions de dollars pour ne pas avoir négocié de bonne foi avec les médias une compensation pour le contenu.

Se félicitant de l’accord trouvé avec le géant de la Silicon Valley, le président de l’Autorité de la concurrence, Benoît Coeuré, a estimé que « les différentes mesures » mises en place avant Google avaient servi « à offrir un contexte et des garanties équitables aux éditeurs et agences de presse de l’offre ».

Outre Google, Facebook et l’Alliance de la presse d’intérêt général en France ont également conclu un accord pour payer les droits voisins aux journaux et créer Facebook News dans le pays.

Gilles Samson

"Amoureux de la télé. Ninja de la musique. Fanatique de voyages amateur. Fan de bacon. Évangéliste culinaire sympathique. Organisateur indépendant. Fanatique de Twitter certifié."

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.